Page d'accueil du site
Affichage du menu pour petit écran (smartphone)
Reportage: Bernard Matthey-Doret
Page précédente
Page suivante

Moudon

Tintin entre à l’Université

Retour
Bernard Matthey-Doret

Les aventures de Tintin en 112 langues. Comment traduire l’œuvre d’Hergé sans trop le trahir ? C’est ce que Bernard Matthey-Doret, membre des amis d’Hergé, vous propose de découvrir sur les bancs d’école du Collège secondaire de l’Ochette. Un cours proposé par l’Université populaire de la Broye.

« Mon seul rival international, c’est Tintin ! » La célèbre boutade du Général de Gaule montre que le personnage fétiche d’Hergé n’est pas seulement un héros chez les francophones, mais est aussi lu à travers le monde entier, dans les langues les plus diverses.

Chez Bernard Matthey-Doret dans les hauts de la Conversion avec vue imprenable sur le lac, Tintin a fait son nid. On voyage d’étage en étage au rythme de ses histoires, on croise Milou ou le capitaine, le charme opère, ce n’est pas sans émotion que des bribes de l‘enfance refont surface.

Pourquoi ne pas partir à la découverte des langues grâce à Tintin ? « Il giomberet cun las forschs d’aur ». Vous l’avez deviné c’est du romanche et les dessins nous permettent de reconnaître « Le crabe aux pinces d’Or ». « Toutes les traductions ne sont pas parfaites et les noms des personnages passent parfois par de curieuses adaptations. Le capitaine Haddock, voit comme d’autres personnages, son nom traduit, avec humour : sardine (afrikaans), églefin (hébreu) barrique (polonais) ou encore morue (slovaque et tchèque), explique Bernard Matthey-Doret qui dans son travail de recherche a parfois trébuché sur la non accessibilité des archives à travers le monde en raison de la grande diversité des éditeurs du plus fameux reporter de la bande dessinée. « Selon H.Van Opstal les premières traductions en néerlandais, publiées en album, remontent à fin 1946 et sont dues à Casterman. Les albums les plus souvent traduits semblent être les plus abordables dans leur narration, avec une chasse au trésor pour Le Secret de la Licorne (près de 50 traductions). Il convient de relever le cas du récent Tintin au Tibet chinois – qui faillit provoquer un incident diplomatique entre la Chine et la Belgique – retiré dès la deuxième édition de la collection, et réintroduit cette année sous son titre original ».

La traduction des expressions ou des jurons sont des perles à l’image du juron favori du capitaine Haddock qui devient malédiction de Dieu par Satan (persan), mille millions de bombes et grenades (néerlandais) ou encore trois mille malédictions du Diable (breton).

Connaissez-vous Kuifie, Snowy et Sardijn ? Ils ont accompagné votre enfance puisqu’il s’agit de Tintin, Milou et Haddock. De nombreux problèmes se présentent aux traducteurs de ces albums. Premièrement au niveau du sens politique ou religieux puis des noms des personnages, ensuite des onomatopées ou enfin la localisation des contrées traversées… sans parler des soucis administratifs avec les détenteurs des droits.

Tous ces aspects seront abordés lors du cours. En seconde partie de soirée, vous pourrez découvrir, comparer ou lire des albums de Tintin écrits en albanais, cingalais, chinois, gruyérien, galicien ou brésilien, bref dans les 112 traductions officielles ou pirates répertoriées à ce jour. Un exercice fascinant! Et puis essayez de deviner les métamorphoses de la Castafiore au fil des traductions. D’amusantes surprises vous attendent.

Les aventures de Tintin en 112 langues ! Comment traduire l’oeuvre d’Hergé sans (trop) le trahir ? Mercredi 2 novembre de 20h à 21h30 collège secondaire de l’Ochette à Moudon, salle 207.

Bien d'autres cours intéressants sur www.upbroye.ch
Renseignements : infoProtection contre le spam. Merci de saisir l'adresse manuellement.upbroye.ch - 026 666 16 88 ou Jean-Luc Tappy, Peney-le-Jorat 079 652 21 57

Dany Schaer

Octobre 2016

Page précédente

Dany Schaer - Journaliste-photographe - Tous droits réservés ©2010-2025

Haut de page