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Le 30
septembre les « Curchod » fêteront leur 700e anniversaire. C’est au temps des
croisades que leur histoire a commencé. Aujourd’hui, un appel est lancé à tous les «
Curchod » d’ici et d’ailleurs qui souhaitent se réunir à Dommartin pour cette date
anniversaire. L’amicale des Curchod, fondée en 1993, prépare depuis des mois une
grande fête avec de nombreuses surprises et une visite du musée Curchod inauguré en
2007 et révélant des trésors historiques.
Yves Curchod, conservateur du Musée de
Dommartin, est une source intarissable sur cette saga familiale. Dans les rayons,
des livres « Curchod origines » ou « Souvenirs d’un restaurateur aventurier », nous
apprendrons aussi que les « Curchod » sont médecins, artistes, pasteurs : « Un
Curchod est un bon vaudois, un bon type mais au fort caractère. Du reste toutes les
femmes le disent, c’est un homme très indépendant et il aime parcourir le monde »,
raconte Yves Curchod qui lui-même habite en France dans la région de Lyon. « Mais
quand je viens à Dommartin c’est avec le sentiment de rentrer à la maison ». Parmi
des citations nous en retiendrons une : « Dans le salon de Suzanne Curchod, épouse
de Jacques Necker (banquier genevois puis ministre des finances de Louis XIV) on
devisait beaucoup, et cette gente dame a formulé un jour l’une des plus belles
pensées du monde : « Le bonheur est une denrée merveilleuse : plus on en donne, plus
on en a ! ».
Dans le coin des artistes, on trouve Maxime, un Curchod qui a
décidé de jouer du piano pour la paix dans le monde par une froide journée d’hiver
en plein Lausanne. Il a partagé ainsi un moment la pensée de Nelson Mandela à sa
manière. Maxime sera présent à Dommartin pour fêter avec les Curchod ce 700e
anniversaire.
Un peu d’histoire. « En 1096, les ancêtres Curchod, chevaliers
romains, participent aux croisades, se battent en Palestine pour la cause du
Christianisme. La Terre Sainte, éternelle pomme de discorde humaine, était déjà la
proie de violence entre Egyptiens et Turcs. Urbain II, pape d’alors, intervient avec
force pour que les Chrétiens, victimes des Sarrasins soient protégés. Cet appel
suscita l’élan de milliers de volontaires assoiffés de justice et de sang qui
arborèrent alors l’insigne des Croisés, avec pour chaque famille sa devise. Au
retour de croisade, en 1190, un prêtre Curchodi fut chassé de Rome pour ses idées
hérétiques. Déjà l’esprit libre Curchod soufflait… Le prêtre traversa les Alpes,
modifia son nom en supprimant le i et s’installa dans cette belle campagne vaudoise
de Dommartin. Ce ne fut cependant que le 30 mai 1317 que l’on trouva la première
trace officielle du nom Curchod sur les registres de Maître Jean Orbe, notaire de
son état », raconte Bertrand Curchod, président de l’association.
Le 30 septembre
ces sept siècles d’évènements hors du commun, seront dignement célébrés à Dommartin.
Tous les « Curchod » sont appelés à se joindre à la fête.
www.curchod.eu ou Bertrand
Curchod, président 079 278 40 17
Dany Schaer
Juin 2017
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